"A
long terme, la plus belle chose serait que le mot "intégration"
disparaisse !
Cela
voudrait dire qu’il n’y a plus de gens "dedans"
ou "dehors"d’une certaine forme de normalité.
Je pense qu’intégrer des enfants handicapés dans
un centre de loisirs c’est déjà un premier pas pour
l’enfant, pour qu’il se sente accepté tel qu’il
est. Mais c’est aussi une richesse pour les autres enfants qui
vont être confrontés jeunes à une différence
; cela va d’entrée les forcer à s’ouvrir à
la richesse de la différence, et servir de tremplin vers une
certaine forme de citoyenneté. L’intégration, c’est
montrer que oui, on a chacun nos petites différences, et qu’elles
peuvent toues se tranformer en richesses.
Je pense qu’en commençant très tôt cet apprentissage
citoyen, cet apprentissage à la tolérance, ce sont des
armes que l’on donne à nos enfants pour leur vie entière,
parce qu’ils auront été confrontés aux richesses,
mais aussi aux souffrances d’une personne handicapées,
et ce sont des choses qu’ils ne pourront pas oublier. Ces enfants
vont sûrement un jour contribuer à diminuer les stigmatisations
et les discriminations qu’il y a dans notre société
en repensant peut-être à leur petit copain qu’ils
auront connu au Centre de Loisirs quand ils avaient 8 ans".
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"Intégrer
met en jeu notre personne à part entière"
"Intégrer
n'est pas bien sûr toujours facile, puisque cela met en jeu
notre personne à part entière…on se sent parfois
impuissant, mais l’acceptation de cette impuissance fait partie
de notre travail mais aussi de la vie en général. C’est
une très bonne préparation à ce que l’on
peut rencontrer tous els jours aussi bien d’un point de vue
personnel que professionnel. Contribuer à intégrer un
enfant handicapé dans un Centre de Loisirs, là où
il va pouvoir s’amuser comme n’importe quel enfant, nous
enrichit de toutes manières. On y gagne beaucoup plus qu’on
y laisse à contribuer au bonheur d’un enfant handicapé."
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